L’inquiétude manifestée par les investisseurs au cours de la semaine du 11 mai s’est apaisée avec le volontarisme de Donald Trump de parvenir à un accord avec les Iraniens. Comme nous l’avons écrit à de nombreuses reprises, la cessation des hostilités est dans l’intérêt à la fois du gouvernement iranien et du gouvernement américain qui paye le prix politique de cette aventure mal préparée. La nécessité toutefois pour les deux camps de maintenir un narratif autour de la victoire ne peut que rendre longues et hasardeuses les négociations, comme nous avons pu le constater avec les nombreuses désillusions, depuis l’annonce du cessez-le-feu du 07 avril. Pour les investisseurs, l’essentiel est toutefois que le président américain renonce à l’option militaire afin de préserver les capacités de production pétrolières de la région.
Dans ce contexte, les investisseurs font preuve d’optimisme et considère que la crise au Moyen-Orient va finir par se régler, avec à la clé une baisse du prix du pétrole et de l’énergie dans son ensemble. La priorité donnée à la lutte contre l’inflation par la Fed est venue de surcroit rassurer les investisseurs qui avaient commencé à intégrer une prime inflationniste dans les taux longs.
Nous considérons que les niveaux de marché actuels intègrent la résolution de la crise au Moyen-Orient et minorent le risque de ralentissement économique y compris aux Etats-Unis (voir les déclarations du PDG de Wall Mart lors de la publication trimestrielle de la société). Nous préférons maintenir notre prudence en termes d’allocation en actifs risqués et maintenons inchangé notre exposition (20%).




