Les échanges de tirs entre américains et iraniens ce week-end n’ont pas conduit à une réévaluation du risque par les marchés. La circulation maritime dans le détroit se poursuit malgré les risques et les investisseurs continuent d’anticiper un accord entre les deux belligérants.

 Le marché semble actuellement davantage préoccupé par l’avenir du secteur des semi-conducteurs. La publication de Micron Technology, bien qu’excellente, a montré que le marché des puces mémoire est en surcapacité et que la hausse des bénéfices du secteur ne provient que de la hausse des prix, ce qui représente une menace pour la poursuite du cycle (voir notre éditorial). Dans l’ensemble pourtant, les indices ne corrigent pas à la baisse, car les rotations sectorielles dont nous avions parlé la semaine dernière se poursuivent (hausse des valeurs cycliques, de la santé et de l’immobilier grâce à la baisse des taux).

Les craintes sur le secteur technologique, loin de se diffuser, au contraire, encourage les prises de positions sur d’autres secteurs jusqu’à présent délaissés.

Malgré tout, si le moteur haussier qu’a représenté depuis le début de l’année, le secteur des semi-conducteurs devait durablement caler, il est probable que les indices actions entreraient dans une phase de risque.
La semaine s’annonce assez calme avec un marché américain qui sera fermé vendredi (fête nationale). Parmi les indicateurs à surveiller cette semaine, l’inflation en France et en Allemagne ce mardi, ainsi que le rapport sur l’emploi aux Etats-Unis ce jeudi. A suivre également l’ouverture du forum de la BCE à Sintra (Portugal) avec des interventions attendues de Kevin Warsh et Christine Lagarde.

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