Les marchés ont continué à acheter le narratif du cessez-le-feu et ont propulsé les indices américains à l’assaut des records historiques de début d’année. La performance est impressionnante quand on songe au niveau encore élevé du prix du pétrole et surtout aux doutes concernant la possibilité d’un réel accord entre l’Iran et les Etats-Unis. Mais l’essentiel est peut-être ailleurs. Les investisseurs ont compris que le président américain voulait désormais à tout prix sortir de la crise iranienne qui met en danger sa popularité à quelques mois des élections de mi-mandat. La partie iranienne a beau contredire les tweets de Donald Trump, le marché ne retient que la bonhommie du président américain qui est même allé vendredi jusqu’à remercier l’Iran d’avoir réouvert le détroit d’Ormuz.
Dans ce contexte, les opérations de débouclement des positions vendeuses se poursuivent et ce d’autant plus violemment que les premières publications de résultats d’entreprises pour le premier trimestre sont positives.
Dans ce contexte d’ajustement haussier extrêmement agressif et hautement spéculatif, il ne nous parait pas opportun de céder à l’empressement acheteur, même si nos objectifs de performances sur les indices actions américains et européens restent à des niveaux largement plus élevés (10%) que les niveaux de clôture de vendredi soir. L’incertitude reste élevée tant au niveau du conflit lui-même qu’au niveau de ses répercussions économiques. Il est probable que nous assistions dans les jours à venir, une fois les opérations de couvertures terminées, à une respiration baissière du marché.



