La situation actuelle sur les marchés est inconfortable à plusieurs niveaux. A nouveau, un décalage s’opère entre les marchés actions et les marchés obligataires, obligés de se confronter à la hausse de l’inflation et aux probables resserrements monétaires à venir. Les marchés actions, principalement américains, portés par les valeurs technologiques, inscrivent record sur record sans s’inquiéter du risque du ralentissement économique qui devient chaque jour plus certain. Le niveau de valorisation forward un an du S&P 500 (PER 20,9) dépasse à nouveau la moyenne à 10 ans (18,9) et même à 5 ans (19,9). La performance reste concentrée dans quelques secteurs, principalement technologique comme l’illustre la sous-performance sur avril de l’indice S&P 500 équipondéré (+4,95 % contre +9,84 % pour le S&P 500).

A l’approche de la fin de la saison des résultats aux Etats-Unis, qui va laisser les investisseurs orphelins de leur principal catalyseur haussier et compte tenu des incertitudes (politique monétaire, ralentissement économique), il ne nous paraît pas opportun d’augmenter notre exposition aux actifs risqués.

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