La Dynamique des marchés actions
Le baromètre des marchés

Le baromètre des marchés est un indicateur composite intégrant des données historiques de différents marchés financiers. Il a pour objet de caractériser l’environnement des marchés actions américains et européens.
Notre baromètre des marchés a légèrement progressé la semaine dernière (+2 points) et demeure ainsi entre deux eaux, entre le niveau vent faible et le niveau vent fort. Cela illustre le sentiment actuel mitigé des investisseurs : sans être absente de risque, la situation actuelle sur le marché pétrolier ne devrait pas se prolonger. Les investisseurs estiment que toutes les parties ont quelque chose à perdre d’une fermeture prolongée du détroit d’Ormuz. Cependant, le positionnement radical affiché par les Etats-Unis et l’Iran, chacun affirmant vouloir aller jusqu’au bout, ne permet pas d’entrevoir une issue rapide.
Par ailleurs, tous les composants de notre baromètre progressent, en particulier le risque lié aux taux d’intérêt, en raison de leur récente augmentation sur les principaux marchés. Cet aspect doit nous inviter à la prudence car il renforce le caractère durable de la hausse de notre baromètre.
Passer à l’action
L’attention des investisseurs est évidemment concentrée sur la situation dans le golfe persique et l’évolution de celle-ci influencera à court terme la performance des indices financiers.
Toutefois, du fait de l’omniprésence du conflit iranien certaines informations importantes passent au second plan, comme les interrogations sur la situation du marché de la dette privée dont nous avons parlé dans l’éditorial, mais également des signes de fragilité de la conjoncture aux Etats-Unis. Ainsi, après le rapport sur l’emploi de février publié début mars et qui montrait une perte de 13 000 postes, c’est la croissance au dernier trimestre 2025 (+0.7%) qui a été divisée par deux par rapport à la première estimation. La consommation aux Etats-Unis semble également ralentir en ce début d’année, les ventes au détail ont baissé de 0.2% en janvier. Même constat du côté de l’investissement des entreprises avec des commandes de biens durables qui n’ont pas progressé en janvier alors que le marché s’attendait à une progression de +1,1 %.
A court terme, peu d’espoir de voir les marchés actions rebondir. Certes les niveaux de valorisation se sont détendus (20,6 pour le PER du S&P 500 contre 23), mais les analystes n’ont pas (pour le moment) révisé à la baisse leurs anticipations de résultats pour cette année (toujours + 15 % selon Factset). Dans ce contexte, nous maintenons notre prudence à court terme et limitons notre exposition aux actions.
En revanche, nous recommandons de s’intéresser à nouveau aux obligations dont les rendements nets de l’inflation nous semblent intéressants.



