L’annonce du cessez-le-feu a permis aux investisseurs d’écarter le risque extrême d’un embrasement généralisé dans la région. Toutefois, l’absence d’avancée dans les négociations contribue lentement mais sûrement à forcer les investisseurs à revoir leur prévision de réouverture du détroit d’Ormuz. La situation semble en effet bloquée entre d’un côté les Américains qui imposent un blocus aux navires iraniens et l’Iran qui refusent de revenir à la table des négociations tant que le blocus ne sera pas levé. Les tensions qui apparaissent à la tête de l’Etat iranien entre d’un côté les gardiens de la révolution et de l’autre le gouvernement, compliquent l’avancée des négociations. En conséquence, les prix du pétrole se rapprochent à nouveau de la zone des 110 $ pour le brent.

La thématique des investissements dans les infrastructures IA est venue apporter un moteur bienvenu aux actions mondiales et notamment américaines. Ce moteur peut trouver un second élan en cas de publications positives des géants du secteur cette semaine.

Toutefois, nous jugeons qu’il n’est pas souhaitable d’augmenter l’exposition au risque actuellement. La situation dans le conflit iranien est trop instable et le mur de la rupture d’approvisionnement du pétrole se rapproche. Le temps joue en effet contre le retour à la normale de l’offre de pétrole. Le blocage du détroit d’Ormuz est en train de saturer les capacités de stockage des pays producteurs de la zone ce qui risque de conduire dans les semaines à venir à des arrêts de production. Or la remise en production des puits, contraint par des facteurs techniques, sera long. A cela s’ajoute le nécessaire déminage du détroit dont une indiscrétion issue du Pentagone estime qu’il prendrait jusqu’à 6 mois.

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