A la suite de l’accord de cessez-le-feu, nous avons remonté notre jauge d’actifs risqués de 10 points à 30%. La cessation (temporaire) des hostilités est un pas en avant majeur. De même, le premier dialogue entre négociateurs américains et iraniens depuis 1979 représente une avancée historique. Cependant, à l’image du conflit ukrainien ou aucune victoire décisive n’a été arrachée par un des deux camps et qui conduit, depuis quatre ans, à une forme d’enlisement, il est peu probable qu’une des deux parties accepte rapidement des concessions majeures. Dans ce contexte, et parce que le risque de dérapage militaire reste une possibilité importante, il nous semble opportun de ne pas augmenter significativement notre exposition au risque.

Dernier élément, la hausse des taux d’intérêt qui a repris en fin de semaine, signale que les conséquences inflationnistes de la crise risquent d’être durable La crise a certes baissé d’intensité, mais le prix du pétrole demeure élevé et, surtout, nul n’anticipe une issue rapide. Nous nous dirigeons tout droit vers un enlisement qui aura pour le monde des conséquences bien différentes que celui du conflit ukrainien.

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