Un sentiment de malaise gagne les investisseurs à mesure que la progression des indices actions se poursuit sans avancée majeure dans le conflit iranien et face à une dépendance toujours plus importante des indices américains au secteur technologique. Les investisseurs semblent mettre de côté les risques liés à l’augmentation de l’inflation (publication demain mardi de l’inflation américaine en avril) et le risque de pénurie de pétrole. Par ailleurs, la BCE s’apprête à procéder à un relèvement de ses taux en juin, et la FED est divisée comme jamais (quatre membres dissidents lors de la réunion de la semaine dernière). Les taux restent aux environs de leur plus haut niveau de l’année, 3% sur le 10 ans allemand et 4,40% pour le 10 ans américain.

Nous avons montré plus haut la concentration historique de l’indice S&P 500 sur une seule thématique, celle de l’IA. Ce risque rend l’indice fragile à la moindre mauvaise nouvelle sur le secteur, comme par exemple des difficultés de production liées à des perturbations de la chaîne d’approvisionnement.

Nous estimons que le marché fait preuve d’un optimisme qui nous parait incohérent au vu des risques même si nous reconnaissons la qualité des résultats des entreprises au premier trimestre. Nous craignons toutefois que l’impact de la crise au Moyen Orient se fasse davantage sentir au deuxième et troisième trimestre sur la dynamique bénéficiaire. Par ailleurs, comme nous l’avions écrit à plusieurs reprises, le rebond des actions en avril s’est réalisé en lien avec le débouclement des positions vendeuses sur les fonds systématiques dont les ajustements sont arrivés à leur terme.

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