Les marchés actions continuent de faire preuve d’une remarquable résistance, malgré un environnement de taux d’intérêt de plus en plus contraignant et sans véritable perspective d’accalmie à court terme.
Les prix de l’énergie semblent partis pour rester élevés, tandis que l’hiver pourrait s’avérer délicat pour les pays européens, qui accusent un retard important dans la reconstitution de leurs stocks de gaz. Aux États-Unis également, la pression énergétique commence à se faire sentir, avec un prix de l’essence désormais supérieur à 4 dollars le gallon, autour de 4,10 dollars.
Pourtant, malgré ces vents contraires, les perspectives économiques ne montrent pas, à ce stade, de dégradation significative. C’est, selon nous, la principale raison de la bonne tenue des marchés actions : tant que l’activité économique résiste et que les bénéfices des entreprises restent solides, les investisseurs semblent disposés à accepter des taux d’intérêt plus élevés.
Un point de vigilance apparaît toutefois à l’approche de la fin du mois. L’expiration trimestrielle des contrats d’options (presque 10 000 milliards de dollars de notionnel), le 18 septembre, pourrait modifier l’équilibre actuel du marché. Jusqu’à cette échéance, certaines stratégies optionnelles contribuent à amortir les mouvements de baisse des actions. Une fois ces protections arrivées à expiration, cet effet stabilisateur pourrait s’atténuer.
Cela ne signifie pas qu’une correction est inévitable, mais le marché pourrait devenir plus vulnérable à une nouvelle pression vendeuse après le 18 septembre. Dans un environnement déjà marqué par la hausse des taux et des prix de l’énergie, cette échéance est à surveiller attentivement.



