Pour le moment tout va bien.

La crainte des investisseurs sur cette fin de semestre portait sur la dépendance des marchés à la poursuite de la performance d’un secteur, les semi-conducteurs. Depuis quelques jours, le secteur subit des prises de bénéfices (SOX -7,90% la semaine dernière), sans que cela ne conduise à une correction des indices dans leur ensemble. Au contraire, le Dow Jones et différents indices européens ont inscrits des records la semaine dernière. Le contexte macroéconomique semble en effet offrir une justification à une rotation sectorielle bienvenue.

La publication du rapport sur l’emploi aux Etats-Unis a offert une lecture optimiste de la situation économique avec un marché de l’emploi qui ralenti (+57.000 créations d’emplois contre 129.000 créations le mois précédent) et pourrait inciter la banque centrale américaine à ne pas augmenter ses taux cette année. Du coté des prix de l’énergie, la baisse du prix du pétrole se poursuit (4,2% la semaine dernière) et la banque centrale allemande reconnait que cette baisse est plus rapide que ce qui était anticipé dans le scénario central de la BCE, ouvrant la voie à un statu quo prolongé des taux directeurs.

La publication vendredi des enquêtes d’activité en zone euro pour le mois de juin encourage un certain optimisme. L’indicateur global est remonté à 50 marquant la limite entre zone d’expansion et de récession (48.5 en mai). La reprise s’annonce toutefois asymétrique avec une forte dynamique qui se poursuit en Italie (50,8) et se renforce en Espagne (Enquête PMI dans les services qui progressent à 54.20 contre 50,1 en mai). En France, les enquêtes de conjoncture s’améliorent mais reste toutefois largement en retrait (47.2 en juin contre 44.9 en mai) par rapport aux autres pays de la zone euro.

Reprise de la croissance, inflation maîtrisée, stabilité de la politique monétaire, le scénario macroéconomique qui se dessine est favorable à une repondération des valeurs européennes et notamment des valeurs cycliques. Nous relevons notre exposition aux actifs risqués en privilégiant une exposition action européenne et notamment espagnole et italienne dont les économies nous semblent bien positionnés pour profiter du contexte actuel.

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